Suite au discours du Président de la République prononcé à Grenoble au mois de juillet dernier, les voix se sont élevées pour critiquer sa décision d’agir contre le problème posé par la présence des Roms sur le territoire national. Pourtant, personne ne peut nier que la création de véritables bidonvilles aux abords de nos villes est inacceptable. Nos valeurs humanistes, qui forment notre pacte républicain, ainsi que les valeurs chrétiennes que je porte également personnellement, ne sont aucunement atteintes par la fermeture de camps illégaux, bien au contraire. Je ne peux d’ailleurs à titre personnel, en tant que catholique pratiquant, que m’offusquer qu’un prêtre lillois souhaite la mort du Président de la République, de même que lorsque j’entends Monsieur De Villepin vilipender la politique du Gouvernement et parler de « tache de honte sur notre drapeau », je ne me souviens pas l’avoir vu agir en tant que premier ministre pour régler le problème de la présence de camps illégaux de Roms en France. J’insiste aussi sur l’hypocrisie des socialistes, qui n’hésitent pas à stigmatiser l’action de Nicolas SARKOZY et s’opposant aux expulsions, alors que certains maires de gauche demandent les expulsions dès qu’un camp vient à se former sur leur commune… Ce problème doit être traité avec humanité, dans le respect des valeurs qui sont les nôtres, mais avec rigueur et détermination. C’est en effet une réelle question d’humanité que de ne pas laisser des individus vivre dans les pires conditions humaines sans rien faire. Par ailleurs, comme l’a demandé le premier ministre, ce problème doit aussi trouver une réponse au niveau européen. Les Roms font en effet souvent le voyage de la Roumanie à la France car il est plus rentable pour eux de vivre de la mendicité ici que de vivre chez eux. Ainsi, un flux d’immigration se crée, et seule une réponse européenne globale pourra régler durablement cette problématique.